Florian Pileyre

Rédacteur-en-chef du Taurillon & étudiant au Collège d’Europe. Passionné par l’intégration européenne, avec un intérêt particulier pour le voisinage de l’Union et les Balkans.

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Christophe Clergeau : “la santé recule sur l’agenda politique européen au moment où elle devrait devenir une priorité partagée"

Cinq ans après le début de la pandémie de Covid-19, les ambitions européennes en matière de santé semblent s’essouffler. Si la gestion de la crise sanitaire a mis en lumière l’importance du rôle que peut jouer l’Union européenne, nous sommes aujourd’hui à un moment charnière où d’autres priorités occupent le devant de la scène et où les leçons tirées en matière de santé publique tendent à s’effacer. En témoignent les rares allusions à ce sujet dans le discours sur l’état de l’Union en septembre dernier, ainsi que l’absence de toute mention de la santé dans la présentation du programme de travail de la Commission européenne pour 2026 au Parlement européen le 21 octobre dernier. Face à ce constat, le groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D) a publié dès le 15 octobre 2025 un document de position visant à replacer la santé au centre de l’agenda politique européen et au cœur de la transition environnementale. Les recommandations sont nombreuses, allant de la santé mentale aux maladies cardiovasculaires, en passant par un volet dédié à la santé mondiale. Pour mieux comprendre ces ambitions et les défis qui y sont associés, Le Taurillon a choisi d’interroger l’un des porte-paroles de cette stratégie : Christophe Clergeau, eurodéputé français depuis 2023 et Vice-Président S&D, membre de la commission de l’environnement, du climat et de la sécurité alimentaire (ENVI), ainsi que de la nouvelle commission de la santé publique (SANT) du Parlement européen.

mardi 25 novembre 2025

Résultats des élections en Moldavie : « N’en déplaise au Kremlin, il n’est pas si facile que cela d’acheter la volonté d’un peuple »

Le 28 septembre, les citoyens moldaves étaient appelés aux urnes pour élire les 101 députés qui composent le parlement du pays. Lors des précédentes élections, en 2021, le Parti Action et Solidarité (PAS), formation pro-européenne de la présidente en exercice Maia Sandu avait obtenu la majorité des sièges. La situation de cette ex-république soviétique indépendante depuis 1991, comptant 2,5 millions d’habitants, a pourtant bien changé entre-temps et a subi de plein fouet les répercussions de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine : menaces sur sa souveraineté, hausse des prix de l’énergie ou encore de l’inflation. Elle a d’ailleurs obtenu le statut de pays candidat à l’Union européenne quelques mois seulement après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Le scrutin du 28 septembre avait ainsi valeur de véritable référendum : confirmer l’ancrage européen de la Moldavie ou amorcer un rapprochement avec la Russie. Ce choix crucial intervenait dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des tentatives répétées de Moscou d’influencer, voire de manipuler, la vie politique moldave à travers des attaques hybrides. Pour observer le bon déroulement de cette élection, une mission internationale a été déployée par l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). Jules Bigot, membre des Jeunes Européens et fin connaisseur de la Moldavie, faisait partie de cette mission d’observation électorale. À son retour, Le Taurillon a recueilli son témoignage.

mardi 7 octobre 2025

Frédéric Petit : « Il faut lancer la coalition Sky Shield pour protéger les civils ukrainiens. »

Il n’y a pas une nuit sans que le bruit des sirènes et des bombes russes ne retentisse en Ukraine. Chaque matin, le bilan des autorités ukrainiennes annonce de nouveaux morts, blessés et bâtiments éventrés. Et chaque matin aussi, les capitales européennes dénoncent inlassablement la barbarie de ces attaques de drones russes par centaines qui tuent à l’aveugle des civils ukrainiens innocents. Dans la nuit du mercredi au jeudi 28 août, ce sont même les bureaux de la représentation diplomatique de l’Union européenne à Kyiv qui ont été touchés. Avant cela, des drones russes ont explosé sur le territoire de la Pologne, de la Roumanie ou bien encore de la Lituanie, tous membres de l’OTAN et couverts par l’article 42.7 de l’UE qui dispose qu’ « au cas où un Etat membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir ». Face à la barbarie russe et à l’incapacité de l’Ukraine de protéger seul son espace aérien, plusieurs voix s’élèvent pour appeler les autorités européennes à défendre l’espace aérien via l’initiative « Sky Shield ». Frédéric Petit, député de la septième circonscription des Français établis hors de France, a lancé une pétition pour demander au gouvernement français de rejoindre formellement la coalition « Sky Shield » en engageant des moyens aériens et logistiques pour protéger le ciel ukrainien et sauver des vies civiles.

vendredi 5 septembre 2025

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